Lorsqu’on voit les écrans de présentations de WarMen Tactics, c’est un certain enthousiasme qui nous anime soudainement. On se dit qu’on aura droit à un bon moment. En fait, c’est ce qu’on se dit tout au long du téléchargement du jeu. On se projette dans le futur – en fait dans moins de dix minutes – en train de jouer à WarMen Tactics et d’avoir un malin plaisir à se faufiler dans des endroits pas possibles et user de stratégie afin de ne pas se faire pincer.

Eh ben!, je suis désolé de vous l’annoncer mais vous rêvez en couleurs. En d’autres mots, WarMen Tactics n’est rien d’autre qu’une grosse merde. Tout d’abord, dès le premier écran de chargement, on sent immédiatement l’arnaque. Ce même écran qui nous avait fait rêver quelques minutes avant de dépenser nos 800 points se révèle enfin tel qu’il est: un JPEG poche qui n’a rien à envier aux pires FPS qui sortaient alors sur PC en 1997.

L’animation d’introduction est d’une telle nullité que l’on croit rêver. J’ignore si c’est moi mais une animation d’intro, c’est un peu comme la première impression. Si jamais vous faites la connaissance d’une personne et que juste avant de lui serrer la main, celle-ci se sent les doigts en affichant un air de dégoût, je gage que vous aurez plus ou moins envie d’approfondir votre relation avec elle.

Mais ce n’est pas tout. En écoutant le jeu des comédiens, on a la curieuse impression que ceux-ci se sont donnés comme défi de surpasser en médiocrité le casting du premier Resident Evil.

Et la débandade se poursuit ainsi, la musique ne mérite même pas que l’on s’y attarde. Le gameplay n’a absolument rien de tactiques. On appuie sur A pour que notre personnage se rende à sa prochaine position, on mire alors avec la Wiimote et une fois sur trois notre tir part totalement en couilles. Et c’est tout.

Bref, WarMen Tactics est unique en son genre. C’est le parfait genre  de jeu que l’histoire du jeu vidéo devrait retenir. Dans un monde où le respect est supposé être une valeur prédominante, plus jamais un un mauvais jeu comme WarMen Tactics devrait avoir le droit d’exister. Plus jamais.


Si tout comme moi, vous avez vécu votre adolescence pendant les années 90, shooter rime probablement avec violent. Bien entendu, ici il s’agit d’une figure de style. Parce que shooter et violent ne riment pas ensemble mais bon, j’imagine que vous me comprenez. Anyway, on n’est pas dans un cours de poésie…

À la différence d’un Duke Nukem 3D où tout était amusant et complètement sauté, Eco Shooter : Plant 530 est son antithèse parfaite à une exception près. En fait, une chance qu’Eco Shooter a une prémisse car si j’étais avocat, je préparerais déjà mes papiers afin de démarrer un recours collectif contre le producteur de ce jeu d’une imbécilité sans merci.

Mais bon, revenons à cette fameuse prémisse qui fait l’unique valeur d’Eco Shooter: une force extra-terrestre a rendu toutes les canettes en vie afin de détruire la planète et vous devez sauver le monde à l’aide de votre canon recycleur… À noter que lorsque je parle de prémisse intéressante, je fais ici référence à la première partie car avouons-le, quoi de moins séduisant pour un gamer qu’un canon recycleur?

Si l’on se fie à la stratégie de marketing des producteurs, ceux-ci se basent sur le fait que les contrôles sont très simples et que quiconque peut se prêter au jeu sans avoir à se casser la tête. Pardonnez mon langage mais ici je me dois d’ajouter: argument de merde total. Tout d’abord, j’ai toujours ressenti une certaine résistance par rapport aux jeux dont le contrôle était trop complexes. J’ai assez d’un bac en littérature, je n’ai nullement besoin consacrer trois autres années d’études et ce, afin de jouer à un jeu. Mais il y a quand même une limite! Il y a contrôle simple (et agréable) et il y a contrôle simple (et surtout plate). Soyons honnêtes, on s’amuse pendant la première minute car il est très drôle de pulvériser les cannettes et ensuite, de devoir aspirer leur énergie maléfique avec la gâchette de la Wii Remote. En fait, c’est à la deuxième minute que tout se gâte. On se dit: “Est-ce que je rêve ou je vais me taper quatre autres niveaux comme ça à me faire transporter sur des rails et à tirer sur des canettes pour ensuite aspirer leur énergie extra-terrestre et affronter des boss qui ne sont que des agglomérations de canettes???”

Vous le devinerez: j’ai littéralement détesté Eco Shooters: Plant 530. Les graphiques n’ont rien de phénoménales, la gameplay est simple mais plate, les niveaux sont répétitifs, la musique est tout simplement poche, les séquences animées sont absolument inexistantes et la liste pourrait se poursuivre ainsi jusqu’en 2012.

C’est dommage car Eco Shooters aurait vraiment pu être un bon WiiWare. Qui sait, l’idée de créer un shooter où le sang n’allait pas couler abondamment était loin d’être mauvaise mais cette expérience ratée nous a au moins permis de tirer une leçon: Quand cervelles éclatées tu remplaces par canettes et canon recycleur, un jeu amusant tu devras quand même faire.

Inutile donc de vous rappeler qu’au coût de 1000 points, Eco Shooters : Plant 530 nous rappelle combien de choses essentielles il est possible de faire avec dix dollars. Je suis même prêt à parier qu’il est plus excitant de faire don de dix dollars à un organisme environnemental. C’est dire…


Il y a de ces jeux qu’on aimerait ne pas aimer. À titre d’exemple, The Magic Obelisk en est un. Le tout débute avec des séquences d’animations tellement inoffensives qu’on se demande pendant un instant si le jeu ne s’adresse pas à des enfants de un an ou sinon à des gens souffrant d’un grave déficit intellectuel.

L’histoire du jeu est encore plus incroyable. Avant de tenter de vous résumer le tout, j’aimerais vous avertir de ne pas paniquer et de ne pas demander des secours afin qu’un hôpital psychiatrique ne vienne me chercher. L’histoire que je vous résumerai ne sort pas de mon cerveau. Donc voilà, The Magic Obelisk nous raconte les péripéties d’un petit bonhomme qui est en fait un esprit des arbres ou en d’autres mots, une graine humaine d’arbre magique. Vous bénéficiez donc de l’aide de votre ami Popo qui est une espèce de papillon magique qui a le pouvoir de contrôler la direction des ombres afin de vous aider à circuler sans que la lumière du jour ne vous fasse germer.

J’avoue que raconté comme ça, vous avez probablement le goût de vous mettre en petite boule, de vous fermer les yeux et de compter jusqu’à dix en souhaitant que tout ça n’est qu’un mauvais rêve mais non. Bienvenue dans la réalité.

Mais le pire dans tout ça, c’est que ce jeu est une vraie réussite. Pas sur tous les plans mais il fait le boulot. Tant que vous n’avez pas passé au travers, vous l’avez dans la tête. Mêlant habilement jeu de puzzle avec un peu d’action et un minuscule soupçon de plate-forme, The Magic Obelisk vaut son pesant d’or. Avec 30 chapitres au menu, je vous garantis qu’au-moins cinq d’entre-eux vous feront reconsidérer votre estime de soi.

Si l’on exclut les prises de vues qui quelque fois sont tout simplement à chier et nuisent totalement à votre jouissance de gamer, on a presque droit à un WiiWare mémorable. Et l’on aurait droit à une réussite totale si ce n’était de l’imbécilité monumentale du personnage principale qui le pousse à gambader candidement vers les méchants fantômes lorsque vous le délaissez quelques instants.

Évidemment, les gamers qui aiment tenir compte du potentiel de rejouabilité d’un jeu seront probablement déçus mais quand un WiiWare nous occupe pendant plus de cinq heures et qu’il ne coûte que 500 points, on se dit : “Pourquoi pas?”. Maintenant, il faut compter que dans ces cinq heures, j’ai tenté de passer deux niveaux dans un état pitoyable de lendemain de veille où mon cerveau n’était définitivement pas au rendez-vous. Humiliant…

Bref. The Magic Obelisk est un de ces petits jeux qui valent franchement la peine mais dont il est préférable de ne pas trop parler à ses copains et étant donné l’habillage très enfantin des graphiques et de l’histoire, autant ne pas compter dessus pour un premier rendez-vous galant. Ça pourrait faire louche.


Quiconque a passé une partie de son enfance à jouer au NES connaît ce bon vieux feeling qu’est celui de vouloir garrocher sa manette dans un élan de frustration hors du commun. D’ailleurs, probablement que les personnes qui ont acheté la maison où j’ai grandi se sont demandés d’où provenaient ces curieux petits trous dans les murs de ma chambre. Le fameux syndrome des coins de manettes.

Lorsqu’on s’attaque au WiiWare de Muscle March, on ne peut même pas s’imaginer que dans les trente minutes qui suivront, nous passerons de gameramusé à celui de gamer dangereux pour notre environnement. On ne peut le cacher, le concept du jeu est tout ce qu’il y a de plus délirant et d’amusant. Vous personnifiez un culturiste et l’objectif est de récupérer vos suppléments vitaminiques que des personnages loufoques vous ont volé.

On pourrait comparer ce jeu à une espèce de variation sur la désolante émission Le Mur avec Benoît Gagnon. Le jeu est donc simple, il suffit de prendre la pose demandé afin de passer à travers les différents trous que produit le voleur que vous poursuivez. Soyons honnêtes, vous aurez un plaisir fou lors du premier niveau. Probablement au deuxième aussi et si jamais vous avez encore du plaisir lors du troisième niveau, deux options se présentent.

a) Vous avez un don surhumain pour prendre la pose et vous devriez immédiatement éteindre votre console de jeu afin de vous recycler en tant que culturiste de niveau olympique
b) Vous avez consommé les même drôles de substances que les créateurs du jeu.

La courbe de difficulté est telle qu’en 30 secondes, le jeu passe de simple à quasiment impossible. Et ici, je ne parle pas d’un quasiment impossible digne de Megaman 9. Je parle d’un quasiment impossible du type parce qu’un moment donné c’est ben beau mais quand tu as la moitié d’une seconde pour réagir et qu’en plus les contrôles se font uniquement avec la Wii Motion, faut être un peu réaliste. Tout ça fait qu’à 21h00 on rigole et qu’à 21h16, on ferme sa Wii en tabar***.

Mais bon, pour 500 points, la joke en vaut peut-être la peine… Une chose est sûre, Muscle March est le jeu idéal pour savoir comment se sentent les gens atteints de bipolarité extrême.




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